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Vers un vaccin anti-prions ?

  • MEDIATORECONDOMINIALE
  • May 19, 2020
  • News
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Des chercheurs suisses et italiens seraient parvenus àimmuniser des cellules de souris contre des prionspathogènes. Bien que ces découvertes ne puissentdéboucher directement sur des applications médicales,elles ouvrent la voie à l’élaborationd’un vaccin contre les maladies telles quel’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladiede la vache folle), la tremblante du mouton et surtout leurs formeshumaines comme la nouvelle variante de maladie de Creutzfeld-Jakob(nvMCJ).
Les rongeurs comme les hommes possèdent dans leur organismedes prions inoffensifs. Difficilement détectables, cesminuscules protéines n’entraînent pas deréaction de défense de la part de l’organisme.Le problème, c’est que le système immunitairene réagit pas non plus, face aux prions pathogènes.Cette indifférence représente un véritablecasse-tête pour la mise au point d’un vaccin.
L’équipe suisse a modifiégénétiquement des souris pour qu’ellesproduisent des anticorps anti-prions. Ils leur ont ensuiteinjecté la tremblante du mouton. Mimant ainsi lesmécanismes propres à une vaccination, ces anticorpsn’ont détruit que les prions anormaux.
Ces résultats sont le fruit d’une collaboration entreles instituts de neuropathologie et d’immunologie del’Hôpital de Zurich, la compagnie Prionics et lelaboratoire européen de biologie moléculaire de Rome.Publiée dans la prestigieuse revue Science, cette nouvelleavancée démontre que notre système immunitaireest capable de combattre les prions, condition indispensableà l’élaboration d’un futur vaccin.
Ce vaccin préventif arrive trop tard pour laquatrième victime de la nvMCJ recensée en France. Lestrois premières victimes françaises de la formehumaine de la maladie de la vache folle sontdécédées.
Sans comparaison avec les chiffres anglais (106 cas dont 101personnes décédées – pour 112 casrecensés dans le monde), ce nouveau cas a étésignalé par le Réseau national de surveillance desmaladies de Creutzfeld-Jakob. Cependant, l’espoir d’untraitement est réapparu chez les malades depuis unepublication du prix Nobel Stanley Prusiner et un article tonitruantdans la presse britannique. Depuis mi-août, l’Agencefrançaise pour la Sécurité Sanitaire desProduits de Santé (AFSSAPS) a initié des essaisvisant à évaluer les effets de cette thérapieà base de quinacrine, un antipaludéen et dechlorpromazine.
Source : Science, 6 septembre 2001,


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