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Ouverture du procès en appel de l'hormone de croissance

  • MEDIATORECONDOMINIALE
  • May 8, 2020
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Le 4 octobre 2010 s’ouvre le procès en appel du scandale de l’hormone de croissance, qui avait donné lieu en janvier 2009 à la relaxe de l’ensemble des responsables de l’Association France hypophyse et de l’Institut Pasteur dans le décès de 117 enfants traités par hormone de croissance.

A l’époque, cette décision du tribunal correctionnel de Paris, qui venait clore 17 années d’une interminable et douloureuse procédure, avait suscité la colère des familles de victimes et de deux associations de patients constituées partie civile, l’Association française des transfusés et l’Association des victimes de l’hormone de croissance (AVHC). Jusque dans les années 90, l’hormone de croissance, prescrite dans les cas de retards importants de croissance de l’enfant, était prélevée sur l’hypophyse de personnes décédées. Par la suite, une hormone de croissance synthétique a été mise au point. Les 117 décès sont liés à des prélèvements d’hypophyses humaines effectués dans les années 80 par l’Association France Hypophyse sans prendre les précautions nécessaires, et à des stérilisations insuffisances de l’hormone de croissance humaine par l’Institut Pasteur. Ces défauts de prélèvement et de traitement de l’hormone de croissance humaine ont entraîné la contamination de nombreux enfants par le virus du prion, responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (dégénérescence du système nerveux central entraînant la mort). A ce jour, on déplore 120 victimes, la dernière étant décédée le 8 décembre dernier. Pour autant, dans le jugement qu’il avait rendu, le tribunal correctionnel de Paris avait estimé que les incertitudes scientifiques sur les risques de contamination de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) disculpaient médecins et pharmaciens de toute responsabilité. Lundi, seuls deux médecins seront sur la sellette : Fernand Dray, 88 ans, ancien responsable d’un laboratoire de l’Institut Pasteur, et Elisabeth Mugnier, 61 ans, pédiatre à la retraite. Ils répondront, entre autres, d’homicide involontaire en raison de graves négligences présumées dans les opérations d’élaboration de l’hormone qu’ils supervisaient, écrivent nos confrères du Parisien/Aujourd’hui en France. Trois autres personnes seront rejugées, mais uniquement sur les intérêts civils. Elles n’ont donc à craindre que d’éventuels dommages et intérêts. Deux autres prévenus sont décédés depuis le premier procès : Marc Mollet, ancien responsable du conditionnement du médicament à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) et surtout le professeur Jean-Claude Job, ancien président de l’association France Hypophyse et acteur clef du dossier. La structure qu’il dirigeait avait le monopole du traitement à l’hormone de croissance à l’époque des faits, ajoutent-ils. Dans un communiqué qu’elle a rédigé à l’intention des familles à la veille du procès, Jeanne Goerrian, président de l’AVHC, dont le fils est l’une des victimes de l’hormone de croissance, veut encore croire en la justice. “Il a fallu tous vous remobiliser, vous dire de ne surtout pas abandonner, rien n’est perdu d’avance“, écrit-elle avant d’ajouter que “ce que nous nous souhaitons avant tout, c’est une reconnaissance de culpabilité“.Revenant brièvement sur la première instance du procès, “un jugement rendu en 3 minutes 50 avec le sentiment très fort que les juges voulaient fuir leur décision“, Jeanne Goerrian estime que “seule la confraternité des mandarins a été entendue“ et qu’“on a écarté tous les témoignages des scientifiques qui soutenaient notre cause“.Pour ce nouveau procès, les familles des victimes de l’AVHC ont changé d’avocats pour désigner des “pénalistes de talents afin d’avoir un débat à “armes égales“ avec les prévenus, écrit la présidente de l’AVHC. Amélie PelletierSource :Communiqué de l’AVHC, 3 octobre – Le message de Jeanne Goerrian, présidente de l’AVHC, avant le procès en appel de l’hormone de croissancePhoto : Jeanne Goerrian, présidente de l’association des victimes de l’hormone de croissance (AVHC), à l’issue du premier procès de l’hormone de croissance le 14 janvier 2009. Crédit : CHAMUSSY/SIPAClick Here: cheap nrl jerseys


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