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Les polluants s'accumulent dans la graisse

  • MEDIATORECONDOMINIALE
  • May 8, 2020
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Dans l’air, dans notre alimentation… nous sommes souvent exposés à différents types de polluants. Si l’organisme élimine rapidement la plupart d’entre eux, certains persistent dans l’environnement et s’accumulent dans les tissus. Lorsqu’ils sont de nature organique, ces polluants sont appelés Polluants Organiques Persistants (POPs), tels que la dioxine ou les PCBs. Dans l’organisme, les cellules graisseuses ont une affinité particulière pour ces substances, elles les captent et les stockent. Partant de ce constat, des chercheurs de l’Inserm ont voulu connaître l’effet d’un amaigrissement sur l’organisme.

Les trois équipes de scientifiques ont analysé les graisses de près de 70 patients obèses suivis à l’hôpital pour une chirurgie de l’obésité associée à un régime. A partir d’échantillons sanguins et de tissus adipeux, ils ont estimé leur teneur en polluants persistants. Les mêmes mesures ont été effectuées chez des personnes minces. Premier constat : les personnes obèses accumulent une quantité totale de polluants 2 à 3 fois plus élevée que les personnes minces en raison d’une masse grasse plus grande. Un amaigrissement drastique induit par une chirurgie de l’obésité et un régime peut-il changer la donne ? Pas immédiatement, l’analyse des chercheurs montre une augmentation de ces polluants dans le sang. “Cette observation peut s’expliquer par une libération progressive des polluants dans la circulation sanguine du fait de la réduction de taille des cellules graisseuses“ précise Robert Barouki. Au bout de 6 mois à 1 an, on constate néanmoins une diminution d’environ 15 % de la quantité totale des polluants les plus abondants tels que les PCB mais pas des polluants les moins représentés tels que les dioxines.

Outre la persistance de certaines substances, cette étude point également les effets délétères de ces polluants. Chez les personnes opérées, les fonctions hépatiques, cardiovasculaires et pancréatiques étaient naturellement améliorées, mais ces améliorations étaient plus lentes chez les personnes ayant les taux de polluants sanguins les plus élevés. Selon le communiqué de l’Inserm, “cette dernière observation a été faite chez des personnes n’ayant pas une exposition particulièrement élevée aux polluants. Ainsi, des quantités de polluants relativement communes semblent capables d’affecter des paramètres cliniques et biologiques chez l’homme. Ce constat devra être complété par d’autres travaux, notamment des travaux expérimentaux nécessaires pour établir un lien de causalité“.Sans attendre les résultats de ces futures études, ces résultats plaident fortement en faveur d’une meilleure prévention contre la contamination par ces polluants persistants.David Bême
Sources :
– Fate and Complex Pathogenic Effects of Dioxins and Polychlorinated Biphenyls in Obese Subjects before and after Drastic Weight Loss – Environmental Health Perspectives – 15 décembre 2010,

étude accessible en ligne
– Communiqué de l’Inserm – 15 décembre 2010Image : Crédit R Barouki/ Inserm


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