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Infarctus du myocarde : forte baisse de la mortalité en 15 ans

  • MEDIATORECONDOMINIALE
  • May 8, 2020
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La mortalité par infarctus du myocarde a nettement diminué en France depuis 1995, passant de 13,7 à 4,4%, selon une étude présentée au congrès européen de la Société européenne de cardiologie qui se déroule à Munich du 25 au 29août 2012. Le rajeunissement et la féminisation des victimes d’infarctus ainsi qu’une amélioration de l’organisation des soins expliqueraient cette tendance, selon ses auteurs.

La mortalité par infarctus du myocarde a été divisée par 3 en 15 ans.

Plusieurs données tendent à montrer que la mortalité par

infarctus du myocarde a baissé depuis une dizaine d’années. Cette baisse est généralement attribuée à un recours accru et une amélioration des traitements de reperfusion, en particulier l’intervention coronarienne percutanée primaire qui repose sur l’

angioplastie conventionnelle par ballonnet ou la pose d’un stent, deux techniques qui consistent à dilater l’artère coronaire rétrécie.Etienne Puymirat et ses collègues de l’hôpital européen Georges Pompidou sont partis de l’hypothèse selon laquelle d’autres facteurs, et plus particulièrement une évolution des caractéristiques des victimes d’infarctus, devaient également intervenir dans cette tendance. Ils ont donc mené une étude pour évaluer l’association entre l’évolution de la mortalité précoce par infarctus d’une part et la prise en charge des patients et leur profil de risque d’autre part, analysant les données issues de 4 registres, collectées tous les 5 ans entre 1995 et 2010, portant sur 6 707 patients au total.Les résultats, présentés par le Dr Nicolas Danchin au congrès de l’ESC, confirment la forte baisse de la mortalité à 30 jours entre 1995 et 2010 (respectivement 13,7 et 4,4 %) ; elle a été pratiquement divisée par 4 chez les hommes (2,6  % en 2010 contre 9,8 % en 1995)  et par plus de 2 chez les femmes (9,8 contre 23,7 %) chez lesquelles elle reste cependant élevée. Les complications majeures ont suivi la même tendance.Conformément à l’hypothèse de départ des médecins, des modifications notables du profil des patients ont été observées : 
– L’âge moyen des patients hospitalisés pour un infarctus du myocarde par élévation du segment ST (STEMI) est ainsi passé de 66,2 ans à 63,3 ans.
 – La proportion de femmes jeunes (moins de 60 ans) touchées s’est considérablement accrue, passant de 11,8 à 25,5 %, tout comme la proportion de

fumeuses (37,3 % en 1995 contre 73,1 % en 2010), et de patientes

obèses (17,6 % en 1995 contre 27,1 % en 2010).
 – Enfin, la proportion de jeunes victimes d’un STEMI sans facteurs de risque (

hypertension artérielle,

diabète,

hypercholestérolémie) a fortement augmenté, particulièrement chez les jeunes femmes.Un recours plus précoce et plus important aux traitementsLes auteurs ont par ailleurs constaté que le recours aux traitements de reperfusion a progressé de 49,4 à 74,7 %, avec un usage nettement plus fréquent de l’intervention coronarienne percutanée primaire (60,8 % en 2010 contre 11,9 % en 1995). De même, l’utilisation de traitements au cours des 48 premières heures est devenu chose courante – que ce soit les

bêtabloquants, les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase, les

antagonistes de l’angiotensine, les

statines ou encore les agents plaquettaires ou les héparines de bas poids moléculaire -.Autre progrès pouvant expliquer l’évolution de plus en plus favorable des infarctus du myocarde : la réduction du délai entre les premiers symptômes d’un infarctus et l’admission à l’hôpital, grâce notamment à des appels plus rapides aux secours, et un recours plus important aux unités mobiles de soins intensifs. Et les auteurs de conclure : “La proportion relative de patients âgés a diminué, tandis que la proportion d’hommes jeunes et la proportion et le nombre de femmes jeunes ont augmenté. Ces observations suggèrent que les futures stratégies visant à réduire l’incidence et la mortalité liées à l’infarctus du myocarde devront reposer sur des stratégies préventives ciblant spécifiquement les femmes jeunes et, éventuellement, les hommes jeunes“.Amélie Pelletier
Source
 “Decrease in early mortality in STEMI attributed to changing patient profile and behaviour, and improved organisation of care: Data from four French registries over 15 years“. 2012 ESC congress, Munich, 27 août 2012 (

communiqué de presse en ligne).


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