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En Limousin, un programme original pour prévenir l'alcoolisation des jeunes

  • MEDIATORECONDOMINIALE
  • May 6, 2020
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L’opération pilote ESPACE, lancée en 2009 auprès des collégiens du Limousin pour prévenir l’alcoolisation précoce, montre à mi-parcours un impact positif sur l’estime de soi et la capacité à résister à la pression du groupe, deux compétences psychosociales importantes pour retarder l’alcoolisation.

Le Limousin mène une expérience pilote originale, ESPACE, pour reculer l'âge des expérimentations régulières d'alcool.

Prévenir l’

alcoolisation précoce en renforçant l’estime de soi ? Tel est le pari de Jean Bertsch, recteur de l’Académie de Limoges, pilote d’une initiative originale au sein des collèges du Limousin. Avec le soutien de l’association Entreprise & Prévention, le programme ESPACE (Éducation, Sensibilisation, Prévention Alcool au Collège avec l’appui de l’Environnement), qui a reçu le feu vert de l’Éducation nationale, est fondé sur le rôle que jouent les compétences psychosociales, autrement dit les habiletés relationnelles, dans les comportements de consommation d’

alcool et plus généralement dans les conduites à risque.Objectif : faire reculer l’âge de l’expérimentation régulière d’alcoolNous sommes partis du constat que les comportements à risque augmentent chez les jeunes. L’enquête ESCAPAD montre qu’à 17 ans, plus de 10 % des jeunes ont des

ivresses régulières“, a rappelé Alexis Capitant, directeur général d’Entreprises & Prévention, lors de la présentation à la presse des résultats à mi-parcours de l’opération pilote. Si les jeunes de Corrèze, de Creuse ou de Haute-Vienne ont sensiblement les mêmes comportements que ceux des autres départements français, “les comportements d’ivresses régulières semblent plus habituels qu’ailleurs“, a souligné Jean Bertsch pour justifier le lancement de l’étude en Limousin.Au total, 30 collèges participent au programme (soit 1/3 des collèges du Limousin), ce qui représente près de 2 300 élèves. La moitié d’entre eux fait partie des “collèges action“, l’autre sert de témoin. Le programme est mené de la 6ème (à cet âge, les ¾ des enfants ont déjà expérimenté l’alcool une à deux fois dans leur vie) à la fin de la 3ème, avec pour double objectif de “faire reculer l’âge de l’expérimentation régulière d’alcool et de prévenir les comportements de recherche de l’ivresse“, a expliqué Alexis Capitant. L’analyse de la littérature a montré que ce type d’intervention devait perdurer dans le temps pour être efficace. “Les actions ponctuelles sont au mieux inutiles, au pire délétères car elles attisent la curiosité des jeunes envers les produits dont on parle, a souligné le Pr Daniel Bailly, pédopsychiatre à Marseille, spécialiste des conduites addictives et des relations parents-enfants. Idéalement, on aurait voulu le commencer en primaire et le poursuivre au lycée, mais cela exposait à des problèmes de suivi des élèves“, a-t-il ajouté.Rendre les jeunes capables de résister aux pressions extérieuresLe Dr Corinne Roehrig, médecin de santé publique et thérapeute familiale, a développé un programme de promotion de la santé mentale spécifiquement pour le programme ESPACE. Tout au long de leur cursus au collège, les élèves devront participer à des modules visant au développement de l’estime de soi et à l’acquisition de compétences psychosociales : il s’agit d’exercices simples et de jeux de rôle qui visent à aider l’élève de 6ème à identifier ses qualités et ses ressources, celui de 5ème à gérer ses émotions et à résoudre des conflits, et celui de 4ème à améliorer ses capacités de communication, à développer son esprit critique ou encore à s’affirmer, a expliqué le Dr Roehrig. “L’objectif général est de renforcer la sécurité intérieure des enfants pour qu’ils soient mieux capables de résister à toutes les pressions extérieures“. Parallèlement aux actions sur le développement des compétences psychosociales, deux sessions d’informations sur les risques liés à la consommation d’alcool ont été intégrées aux cours de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).Si les équipes éducatives, qui ont dû suivre une formation pour s’approprier les outils développés par la spécialiste, se sont montrées très enthousiastes, on ne peut pas en dire autant des

parents, dont l’implication est pourtant un facteur clé de réussite de ce type de programme. “On a rencontré beaucoup de résistances de la part des parents, très peu nombreux à assister aux réunions d’information“, a déploré le Dr Bailly. Espérons toutefois qu’ils utilisent les outils mis à leur disposition, comme le journal d’information sur les conduites à risque, le contenu des actions ou des conseils pour gérer des situations avec leur enfant, ou le site Internet

www.espace-limousin.com.   Un bilan encourageant à mi-parcoursAlors que le programme se poursuit, ses auteurs tirent un bilan assez positif des deux premières années d’expérimentation. “Les résultats sont encourageants. On sent des frémissements qui demandent à être confirmés“, a indiqué le Dr Jean-Pierre Ferley, directeur de l’Observatoire Régional de Santé du Limousin, en charge de l’évaluation du programme ESPACE. S’il y a un impact évident sur le niveau de connaissances des jeunes en matière de boissons alcooliques (équivalence entre un verre de whisky et un verre de bière, l’alcool fait grossir, etc.), il reste pour l’instant limité sur les représentations, positives ou négatives, de l’alcool. “C’est normal, c’est surtout en 4ème que les représentations vont être abordées“, a souligné le Dr Ferley. Même constat en ce qui concerne la consommation d’alcool, “un indicateur peu pertinent à cet âge où l’augmentation des expérimentations reste modérée“.

Les résultats définitifs, attendus en 2013, devraient donc être plus probants. En revanche, l’impact sur l’estime de soi semble très positif, puisqu’aux dires des élèves, 45 % se sentent plus sûrs, 40 % disent mieux se connaître, et plus de la moitié estiment désormais mieux accepter les opinions des autres et mieux reconnaître leurs qualités. Surtout, ils pensent être davantage capables de refuser des demandes et osent plus que les autres être différents, “ce qui laisse espérer, à terme, un impact sur le recours aux substances psychoactives, dont l’alcool“.

Amélie PelletierSource :Programme ESPACE, Conférence de presse, 22 mars 2012, en présence de Marie Choquet, épidémiologiste sur la santé mentale des adolescents à l’Inserm (U669), du Dr Corinne Roehrig, médecin de santé publique, chargée de mission conduites addictives et conduites à risques, du Dr Daniel Bailly, pédopsychiatre, praticien hospitalier et professeur de psychiatrie à l’université Aix-Marseille et Jean-Pierre Ferley, directeur de l’ORS du Limousin.Click Here: Rugby league Jerseys


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