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Criminels sexuels : la castration chimique pour éviter la récidive ?

  • MEDIATORECONDOMINIALE
  • May 11, 2020
  • News
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L’assassinat d’une joggeuse par un suspect aux antécédents judiciaires lourds repose la question du suivi post-judiciaire des criminels sexuels. Et comme à chaque fait divers de ce type, les réactions se multiplient : “castration chimique“, “peine de mort“, “perpétuité réelle“ ressurgissent dans le débat public. Pour quelles conséquences ?

L’homme qui a avoué avoir étranglé une joggeuse quarantenaire dans l’Essonne était en état de récidive, ayant en 2000 séquestré et violé une adolescente de 13 ans. Malgré la gravité de ce fait, il a été libéré en 2007 et s’est installé… à quelques centaines de mètres du domicile de sa victime. Ce qui paraît surréaliste.Dès les aveux du coupable, le bal des réactions s’est ouvert, de l’indignation à l’outrance. Ce fait divers a ainsi fait réagir en premier lieu les politiques, à commencer par le premier d’entre eux, Nicolas Sarkozy, qui va recevoir la famille incessamment à l’Elysée. Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre remet sur le tapis le sujet de la “castration chimique“ et suggère une modification législative en ce sens, ainsi que l’obligation de soins, dans un communiqué. Brice Hortefeu remet en cause les juges d’application des peines en disant que cet assassinat aurait pu être évité. Enfin le Front national parle à nouveau de peine de mort et de peine de perpétuité réelle…Mais une fois l’émotion retombée, que restera-t-il ? Lors de précédents faits divers similaires, différentes pistes avaient été proposées, sans que rien n’ait vraiment changé… Par exemple, la remise en liberté sans un suivi psychologique adapté perdure (manque chronique de places en prisons, manque de psychologues dédiés à ce type de suivi…). Plusieurs fois évoquée, la “castration“ chimique est toujours dans les limbes.

Nous avions d’ailleurs évoqué cette solution nécessitant au préalable la mise en place d’une étude, il y a 4 ans, mais depuis aucun résultat de cette étude n’a été publié. Enfin le déficit chronique de lits et de structures adéquates en psychiatrie entraîne le maintien en prison et le manque de suivi d’un nombre important de détenus nécessitant avant tout des soins. La question de l’efficacité de la prévention des récidives criminelles reste donc toujours posée.
La prise en charge et le suivi des détenus, y compris sur le plan psychiatrique, la réinsertion sont des domaines sur lesquels la France se fait régulièrement épingler par des rapports internationaux.Source :

Criminels sexuels : vers une modification de la loi ? F Lefebvre, communiqué de l’UMP, 1er octobre 2009
Mise à jour du 2 octobre : suite au communiqué de Frédéric Lefebvre, les réactions se sont multipliées et focalisées sur le sujet de la “castration“ médicamenteuse :
– Michèle Alliot Marie, ministre de la justice, a rappelé qu’elle est déjà possible en France, mais seulement sur la base du volontariat des détenus et uniquement durant leur période d’incarcération. Elle souhaite qu’elle soit prolongeable au-delà de l’incarcération ;
– Le député UMP Yves Nicolin, dès hier soir, a annoncé qu’il allait déposer une proposition de loi rendant obligatoire la “castration chimique“ pour tout violeur d’un mineur de moins de 13 ans (pourquoi cet âge limite ? Comment imposer une prise médicamenteuse ?) ;
– Au Parti Socialiste, le député Jean-Marie Le Guen préconise, au-delà de cette mesure envisageable sur la base du volontariat uniquement, d’abord un nécessaire suivi médical pour éviter la récidive et, en amont, des outils et une volonté pour prévenir les crimes sexuels (création de moyens de prévention accessibles dès les premières pulsions, avant le passage à l’acte).
Ce débat né d’un fait divers va-t-il déboucher sur une loi hâtive (la “castration“ chimique est seulement un des éléments envisageables du suivi psychologique ou psychiatrique) ou sur un véritable débat, permettant à terme de mieux prévenir, traiter (y compris sur le plan judiciaire) et suivre les criminels sexuels ? Ces derniers représentent une part croissante des détenus français, il serait temps de réellement agir pour contenir puis diminuer cette criminalité et ses récidives. Copyright : WITT/SIPA


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