Williams considers sale – terminates ROKiT sponsorship!


Surround Sound: High Tech Meets the Beast Within Us


Spendor A7 loudspeaker


Audio Research LS5 preamplifier & BL2 input controller


Germany’s Scholz sees recovery fund as more than money


Cambridge Audio Edge A integrated amplifier


CH Precision M1.1 power amplifier


PS Audio UltraLink D/A processor


Wisconsinites Flood Open Bars After 'Safer At Home' Struck Down


Coronavirus : "chute vertigineuse" des remboursements en optique et dentaire

Bronchiolite : l'épidémie des nourrissons

  • MEDIATORECONDOMINIALE
  • May 15, 2020
  • News
  • No Comments

Il est difficile d’ignorer l’existence de la bronchiolite. Dès que l’hiver approche, de véritables légions de nourrissons sont atteintes. La vie en collectivité joue un rôle important dans la transmission de cette infection respiratoire virale, dont le nombre de cas n’a cessé de croître ces dix dernières années.

Chaque automne, les services d’urgence des hôpitaux font face, tant bien que mal, à un afflux massif d’enfants victimes de bronchiolites. Chaque année, près d’un demi-million de nourrissons sont atteints de cette infection saisonnière, dont 100 000 à 120 000 en Ile-de-France. En d’autres termes, pratiquement un enfant de moins de deux ans sur trois serait concerné tous les ans.
Quatrième cause d’hospitalisation
La bronchiolite représente ainsi le quatrième motif d’hospitalisation en pédiatrie (5,9 % des admissions), après l’appendicite (13,8 %), les douleurs abdominales généralisées (7,2 %) et la fièvre (6,8 %). Le nombre de nouveaux cas a augmenté régulièrement au cours des années 1990 (de 9 % par an entre 1996 et 2000), de même que sa gravité. L’atteinte de nourrissons plus jeunes suffirait à expliquer ces cas plus graves. Mais plusieurs facteurs ont, sans doute, concouru à cette augmentation, parmi lesquels la promiscuité semble jouer un rôle primordial.
La grande grève des transports en commun de décembre 1995, qui a paralysé pendant plusieurs semaines l’activité en région parisienne, a fourni une démonstration quasi-expérimentale de ce lien. Pendant cette période, où de nombreux enfants ont été contraints de rester chez eux, le nombre d’enfants atteints a très nettement diminué. “Le développement de la vie en collectivité est, à mon avis, la principale cause de l’augmentation de fréquence de la bronchiolite“, confirme le Dr Sydney Sebban, médecin généraliste et coordinateur du réseau bronchiolite et asthme du nourrisson. “De plus en plus d’enfants vont en crèche et de plus en plus jeunes. Il y a des précautions que l’on ne prend plus avec les tout petits. Il n’est pas rare de voir des bébés de deux mois dans les supermarchés. Les nourrissons sont amenés ainsi à côtoyer des individus, enfants ou adultes, porteurs d’un virus qui se transmet facilement“.
Un pic en décembre
Le plus souvent, le virus responsable de la bronchiolite est le virus respiratoire syncytial ou VRS. Ce microbe sévit en automne et en hiver, avec un pic de fréquence unique, net, en décembre, coïncidant avec celui de la grippe et des diarrhées à rotavirus. Cette simultanéité amplifie encore l’encombrement des services hospitaliers.
Chaque année l’épidémie reproduit ce même schéma, commençant vers le 15 octobre pour s’éteindre à la fin de l’hiver. La transmission se fait par voix aérienne (toux, éternuement) ou par l’intermédiaire des mains, de baisers ou d’objets souillés. Car le VRS survit 30 minutes sur la peau et plusieurs heures sur les objets.
95 % des enfants infectés
On estime que 95 % des enfants ont été infectés par le VRS avant l’âge de deux ans. Mais dans 70 à 80 % l’infection ne se traduit que par un rhume banal. Ce n’est que dans une minorité de cas que le virus va se propager vers le bas de l’appareil respiratoire, entraînant bronchite et bronchiolite. C’est alors que la rhinite ou rhino-pharyngite avec fièvre laisse place à une toux et à des difficultés respiratoires. Sèches dans un premier temps, les quintes se succèdent jour et nuit tout en devenant plus grasses. Difficile, la respiration s’accompagne parfois de sifflements.
L’infection par le VRS ne confère pas d’immunité protectrice. Elle va donc pouvoir se reproduire à plusieurs reprises, y compris à l’âge adulte. Toutefois les bronchiolites ne s’observent que jusqu’à l’âge de deux ans.
Obstruction
Chez le jeune enfant, les bronches et les bronchioles étant plus étroites, l’inflammation virale peut handicaper l’écoulement de l’air. On parle ainsi de bronchiolite lorsqu’une infection respiratoire virale entraîne une obstruction des petites bronches, les bronchioles.
Parfois responsable d’une gêne respiratoire importante, cette obturation est liée à deux phénomènes :
– L’inflammation qui épaissit la paroi des bronchioles ;
– La formation d’un bouchon muqueux, liée à l’accumulation de cellules mortes et de sécrétions ; d’où l’importance de la kinésithérapie respiratoire, qui s’attache à faire expectorer l’enfant.
Les nourrissons âgés de 3 à 9 mois sont les plus exposés au risque de bronchiolite, pour des raisons anatomiques, notamment, qui tiennent au calibre des bronchioles. Cette gêne respiratoire peut occasionner un épuisement du nourrisson mais également des troubles de l’alimentation (vomissements…).
Heureusement, la bronchiolite reste le plus souvent une infection bénigne. Si dans certains cas une hospitalisation est nécessaire, la guérison spontanée est, de loin, l’issue la plus fréquente.
Dr Chantal Guéniot


Got Something To Say!

Your email address will not be published. Required fields are marked *

BACK TO TOP